
Sean Penn passe derrière la caméra pour nous proposer un film qui sans nul doute marquera l'année 2008. Mettant au premier plan Emile Hirsh, il va nous faire voyager d'un bout à l'autre des Etats Unis, en nous contant une histoire vraie à la fois entraînante et triste.
Christopher MacCandless, vient d'obtenir son diplôme universitaire après quatre années d'études brillantes. Il vit dans une famille issue de la bourgeoisie américaine, obnubilée par l'argent et la réussite, délaissant au passage l'amour des proches. Il est également promis à un avenir extraordinaire et sans surprise. Cependant, le jeune homme décide de tout plaquer et de partir du jour au lendemain sans prévenir. En se muant en vagabond, il détruit passeport, carte de crédit et brûle même quelques billets après avoir donner le reste de ses économies à une association de lutte contre la faim dans le monde. C'est alors une toute nouvelle vie qui commence pour lui, un nouveau départ, une renaissance...

Une critique de la société, c'est ce que nous présente ici Sean Penn. En effet, Emile Hirsh en a marre de la vie qu'il mène. Une vie dans une société corrompue par l'argent et dans laquelle consommer devient une nécessité. Il met en avant un matérialisme trop important et qui nuit selon lui à l'évolution de l'Humanité. Il veut fuire un quotidien qui devient banal et ennuyeux, dicté par la mode et des idées toute faites et préconçues. Le jeune diplômé veut donc goûter au plaisir de la vie, la vraie, en pleine nature. Il veut partir à la recherche du bonheur et est prêt à tout envisager pour y parvenir.

Cristopher rencontrera de nombreux individus durant son parcours, comme par exemple un couple de hippi avec lequel il passera d'intenses moments, le tout dans une grande complicité. De même, il croisera la route d'un sénior vivant seul et s'y attachera beaucoup. Mais ce qu'il faut retenir, c'est qu'il connaîtra le bonheur en cotoyant ces divers personnages avec lesquels il refusera pourtant de s'attacher. Par contre, c'est un réel amour pour son prochain que partage Chris avec ces personnes, comblant le vide présent au sein de sa famille. Son voyage se poursuit ensuite jusque dans les montagnes enneigées de l'Alaska. Il élu domicile dans une vieille épave de bus, étudiant de prêt les divers manuels de la faune et de la flore. Le voilà désormais seul, comme il le voulait, au milieu de la nature. L'épopée durera environ cinq mois en pleine nature, avant qu'il ne se rende compte que l'homme ne peut vivre seul. Que l'homme ne peut pas connaître le bonheur si il ne le partage pas. Que l'homme est condamné à vivre en communauté. Par ailleurs, le réalisateur nous rappelle que la nature est plus forte que l'Homme et que tenter de lui résister, c'est courir un grand danger. Le spectateur se rend compte que quelque que soit l'endroit où l'Homme vit, il est contraint non pas à vivre mais à survivre.
Penn nous offre un panel de paysages époustouflants en passant par les immenses champs de blé du Dakota et les remous du Colorado pour atterrir sur les sommets de l'Alaska. Un voyage haut en couleur et étourdissant. Une quête courageuse, sauvage et intrépide. C'est ça "Into the wild".

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